K.O.R.

Documentaire | 54 min | Couleur | DVCam | France, Belgique | 2004

En juin 1976, le gouvernement communiste polonais annonce une augmentation spectaculaire des prix des denrées alimentaires. Les protestations qui ont suivi déclenchent une recrudescence du militantisme et de l’opposition qui va finalement conduire à la chute du régime.

Réalisé par Joanna Grudzinska, dont les parents militants ont été contraints à l’exil en 1981, K.O.R. capture l’idéalisme et l’énergie vibrants qui animaient les dissidents polonais à la fin des années 1970. Ce documentaire retrace comment les liens tissés entre les ouvriers et les intellectuels se sont consolidés dans les chantiers navals de Gdansk en 1980, avec la création du syndicat Solidarnosc (Solidarité) et le leadership de Lech Walesa.

Production : DÉRIVES (Luc et Jean-Pierre Dardenne),
Coproduction : CAMERA OBSCURA

Diffusion : RTBF (Wilbur Lebegue)- Radio Télévision Belge Francophone

Participation :
Loterie Nationale Belge, Centre du Cinéma et de l’Audiovisuel de la Communauté française de Belgique, Fédération Wallonie-Bruxelles – FWB, Ministère de la Culture, Région Wallonne, PISF – Polski Instytut Sztuki Filmowej / Polish FIlm Institute / Institut du film polonais, Bourse Louis Lumière (Villa Médicis Hors les murs), CNAP, Novembre Production.

À Ursus, dans la banlieue de Varsovie, des ouvriers indignés bloquent le trafic ferroviaire. À Radom, ils incendient le siège local du Parti communiste. Les manifestations étaient spontanées. Simultanément, un groupe d’intellectuels et d’ouvriers se réuni pour former le K.O.R. (Comité de défense des ouvriers). Actif de 1976 à 1981, il produit clandestinement des journaux non censurés, fourni une aide financière et juridique aux ouvriers licenciés, et milite sans relâche pour la création de syndicats véritablement indépendants capables de défendre les droits des travailleurs.

Le documentaire suit Henryk Wujec et Jan Lityński, deux militants clés du K.O.R., alors qu’ils rencontrent d’anciens camarades, fouillent dans les archives et retracent l’histoire de ce mouvement influent.

Joanna Szczesna se souvient avoir rédigé le Bulletin d’information clandestin, imprimé à la main en secret par des bénévoles, avec la détermination de ne dire que la vérité. Kobylka Wieslaw, ouvrier dans une usine automobile, se souvient avoir été arrêté pour hooliganisme après les manifestations et comment cette expérience a changé sa vie : « En 1976, je suis devenu immunisé contre le communisme. J’ai cessé d’avoir peur. »

Réalisation : Joanna Grudzińska
Scénario : Joanna Grudzińska
Dir. de production: Véronique Marit
Image : Benoît Dervaux
Son : Jaroslaw Bajdowski
Mixage : Philippe Baudhuin
Montage : Yannick Leroy

RTBF, 2010

Cinéma Du Réel, compétition «Panorama français» – Paris | 2010
Planete Doc Review – Varsovie | 2010,
Cinémathèque Française – Paris
Cité de l’immigration – Paris
Festival «À l’est du nouveau» | 2011,
faitodocfestival – Italie | 2011

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« Highly Recommended. …
Joanna Grudzinska’s film brings together, three of K.O.R.’s founding and most active members, Jan Litynski, Henryk Wujec, and Joanna Szczesna, to tell the story of an organization that was truly Solidarnosc in embryo. With almost no contemporary footage to go by, the film relies on its protagonists’ recollections, dozens of still photos, readings from issues of Robotnik, and prose paragraphs on an otherwise black screen to advance the story. Nevertheless—and this is one of the film’s chief strengths—the portraits of Litynski, Wujec and Szezesna that emerge are strangely, admirably powerful—in their subjects’modest heroism, in their profound humanity. …radiates the very purest kind of idealism—in all directions. »

Educational Media Reviews Online

« K.O.R. [is] a wise, fresh, intimate, and nuanced exploration of the vibrancy and idealism of the Polish democratic opposition in the late 1970’s. …What distinguishes the film is its underlying theme of generational transmission. Grudzinska, whose parents were active in KOR and Solidarity, collects the memories of her parents’ friends…whom she knew from childhood. …In a refreshing departure from the static talking-heads documentaries, the filmmaker and her protagonists arranged their scenes to underscore the importance, not only of people and events, but of place. …Grudzinska’s film is a valuable teaching companion to academic course work, introducing personalities and themes and making opposition history accessible. »
Shana Penn, Graduate Theological Union, University of California, Berkeley, Slavic Review, Spring 2012

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